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Comment Vincent est parti vivre au Costa Rica 1ere partie

Guide pour réussir son installation au Costa Rica

Adriana : Bonjour, dans cette vidéo, nous allons partager l’expérience de Vincent qui est parti vivre au Costa Rica depuis plusieurs années.
Pour voir la 2ème partie de la vidéo, cliquez-ici.

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Bonjour Vincent, dans un premier temps, est-ce que tu peux te présenter ?
 

Vincent : Bonjour Adriana. Je m’appelle Vincent, je suis parti vivre au Costa Rica en  2011 et donc  ça fait plus de 4 ans maintenant que je vis là-bas. J’ai rencontré ma femme, qui est costaricienne, en France. Elle était professeur, plus précisément assistante de langue dans un collège. Comme elle devait retourner au Costa Rica, j’ai tout lâché en France et je l’ai suivi pour découvrir le Costa Rica.

Adriana : Tu connaissais le Costa Rica avant de partir ?

Vincent : Non pas du tout. Je dirais que 6 mois avant je ne savais même pas où était ce pays sur une carte. Il y a 4 ans, on en parlait très peu en France car c’est un très petit pays d’Amérique centrale, peu connu. Maintenant, avec les émissions, on en parle beaucoup plus. C’est une destination un peu plus à la mode.

Adriana : Tu y es d’abord allé en vacances avec ta compagne et ensuite tu t’y es installé, ou tu es parti directement  vivre au Costa Rica?

Vincent : Elle est partie avant moi puis j’ai pris mon billet d’avion. Je suis arrivé 15 jours après elle au Costa Rica. J’avais un passeport touristique qui me permettait de ne rester que 3 mois dans le pays. Je ne savais pas du tout où j’allais ni ce que j’allais faire.

Adriana : A la base, tu faisais quoi en France au moment où tu as tout quitté ?

Vincent : J’étais cuisinier en France et je pensais reprendre la cuisine au Costa Rica car j’étais parti avec toutes mes affaires et finalement, j’ai pris un autre chemin.

Adriana : Tu étais cuisinier dans un restaurant, un hôtel ?

Vincent : J’étais cuisinier dans un restaurant gastronomique, je travaillais pour Michel Guérard. J’avais fait toutes mes études de cuisine, BEP, BAC Professionnel et, ensuite, mention à Biarritz. J’ai travaillé beaucoup en Bretagne, à Biarritz et un peu en Belgique et en Espagne.

Adriana: Et cette passion, tu n’as pas voulu la poursuivre au Costa Rica ?

Vincent : J’y pensais au début mais comme je ne parlais pas du tout espagnol ni anglais, j’avoue que c’était un peu un frein. J’avais des doutes et un peu peur donc je n’ai pas osé reprendre comme ça. J’ai eu de la chance car j’ai trouvé un travail plus ou moins légal étant donné que je n’avais pas le droit de travailler. Le fait que certains ne soient pas trop “regardants”, m’a permis de commencer à gagner un peu d’argent au début.

Adriana :Tu avais un visa de touriste et tu as fait un petit boulot au départ.

Vincent : Exactement, normalement tu peux rester  trois mois soit 90 jours en tant que touriste au Costa Rica et ensuite il faut sortir du pays. La première fois, j’ai passé la frontière et je suis revenu. C’est une solution qui est possible, on peut aller au Panama ou au Nicaragua et revenir dans 72 heures et on repart pour 3 mois.

Adriana : Il y a pire, je pense que le Panama un petit week-end, ça doit être sympa. Comment as-tu fait au niveau des papiers ? Tu l’as fait combien de fois ces allers-retours  entre d’autres pays et le Costa Rica pour prolonger ton séjour de 3 mois supplémentaires?

Vincent : Je l’ai fait une fois, ensuite je suis retourné en France. J’ai gagné un petit peu de temps comme ça. Mais après les papiers, c’est quand même quelque chose de compliqué car il faut bien rentrer dans la catégorie qu’ils souhaitent. Faire toute les démarches, c’est un peu compliqué. Moi au début, j’ai hésité puis finalement on s’est marié avec ma femme, ce qui m’a permis d’avoir la résidence plus facilement. Cela fait partie des statuts les plus faciles à acquérir en plus du fait d’avoir un enfant dans le pays, un lien de sang.

Adriana : Aujourd’hui, tu as quel statut ?

Vincent : J’ai toujours la résidence temporaire que je dois renouveler chaque année car il faut quatre ans de mariage pour bien montrer que ce n’est pas un mariage blanc, un peu comme en France. Après je pourrai faire la demande de résidence permanente ou demander la nationalité complètement pour devenir Franco-Costaricien.

Adriana : A priori, tu es parti pour rester un petit moment au Costa Rica!

Vincent : Oui, cela fait 4 ans maintenant et je compte bien y rester encore plusieurs années.

Adriana : Quand tu as décidé de ne plus faire de la cuisine, tu as décidé de faire quoi comme boulot ?

Vincent : J’ai commencé à créer un blog vert-costa-rica.fr. Au début c’était plutôt pour moi, sur mes voyages, sur mes sorties pour partager avec la famille. Mais très vite, j’ai vu que cela commençait à marcher. Du coup, j’ai fait une formation de blogging pour me perfectionner et pouvoir réussir à monétiser le blog pour pourquoi pas peut être en vivre. A ce moment-là, je n’y croyais pas trop mais il s’est assez vite développé et au bout de 6 mois, j’ai commencé à avoir du trafic et une bonne année après j’ai commencé à pourvoir en vivre.

Adriana : Si je résume, tu vis dans un pays de rêve, tu as créé un blog qui fonctionne, tu travailles à ton rythme, avec ta femme : c’est une vie de rêve !!!

Vincent : J’ai tout reconstruit, j’ai tout changé dans ma vie. J’avais envie de travailler à la maison pour moi et du coup j’y suis arrivé au Costa Rica. Je ne sais pas si j’y serai arrivé à le faire aussi bien en France.

Adriana : Et les premiers mois, comment ça s’est passé vu que tu ne parlais ni espagnol ni anglais ?

Vincent : La première année, ça a été un peu compliqué pour moi au niveau de  l’espagnol car j’étais mauvais en langue. Comme quoi, on peut s’installer dans un pays étranger en étant très mauvais en langue. Mais les Costariciens sont vraiment très accueillants. ils prennent beaucoup de temps à t’écouter;  ça c’est vraiment important. Du coup, même si tu ne parles pas la langue, ils vont t’aider et vont chercher des mots avec toi. Tu arrives toujours à te débrouiller finalement. Et puis après ça finit par venir.

Adriana :Tu as appris sur le tas ou tu as pris des cours d’espagnol?

Vincent : J’ai appris totalement sur le tas du coup mais je conseille de prendre des cours.

Adriana : Tu as mis combien de temps en apprenant sur le tas pour avoir un niveau où tu sois à l’aise dans la vie de tous les jours ?

Vincent : J’ai bien mis une année avant de pouvoir commencer à parler  car je n’étais pas bon du tout en langue. Au bout de deux ans, j’arrivais à bien tenir des conversations. J’arrive maintenant à bien me débrouiller dans le pays même si je ne le parle pas super bien, j’arrive à me débrouiller. J’arrive à parler, à tenir des conversations et à faire des partenariats.

Adriana : Et pour s’installer, trouver un logement, c’est assez facile au début ou c’est la galère ?

Vincent : C’est assez facile par rapport à la France. Mon cas est assez particulier car au début j’ai logé chez la maman de ma femme. Mais pour prendre un logement au Costa Rica c’est assez facile : il suffit de choisir le secteur que l’on veut, puis de faire le tour du quartier et de chercher les panneaux où c’est écrit « à louer », puis d’appeler la personne directement. C’est vraiment le moyen le plus facile. Par contre on fait les papiers devant un avocat. Il faut savoir qu’on fait beaucoup de choses devant les avocats ici. Par exemple si on achète une voiture de location ou si on fait un contrat de location. La plupart des choses se passent devant un avocat.

Adriana : Et ce n’est pas trop cher de passer devant un avocat systématiquement ?

Non, ils ne prennent pas énormément d’argent. C’est juste pour officialiser les choses et pour rassurer les gens.

Adriana : Et pour ceux qui veulent trouver des logements à distance, il y a des petites astuces sur internet ou c’est plutôt sur place ?

Vincent : Il y a beaucoup d’annonces mais le problème, c’est que le pays est très touristique et on va vite trouver des logements touristiques sur internet mais avec des prix deux à trois fois plus importants qu’un loyer local.

Adriana : Tu conseillerais de faire une location de courte durée pendant un mois puis de chercher soi-même un logement sur place un peu moins cher ?

Vincent : Si tu n’as pas de logement au départ comme moi, le mieux serait d’avoir un logement pendant un mois, commencer à voir les secteurs, voir ce qui te plait et après de téléphoner et de faire une location directe avec les locaux.

Adriana : Au niveau de la culture costaricienne, c’est quoi qui t’a le plus surpris ?

Vincent : Ils sont très accueillants. C’est quelque chose de très important dans un pays. Comme ils sont très ouverts au tourisme, qui est le premier revenu du pays, ils font beaucoup d’effort et ils ne vont jamais te laisser tout seul à rechercher quelque chose dans la rue. Ils vont venir te voir et s’ils ne savent pas, ils vont appeler une autre personne, ils vont tout faire pour te donner l’information. Ils sont vraiment toujours prêts à t’aider.

Adriana : En général, les francophones, les français sont plutôt  bien vus ?

Vincent : Oui les français sont bien vus. Après dans le pays ils parlent  très bien anglais car il y a beaucoup de touristes américains. Ce qui fait qu’ils commencent souvent en premier par te parler en anglais.

Adriana : En effet, ça a l’air très touristique. D’après toi, le pays s’est bien développé voire un peu “bétonné” ou il y a encore des endroits encore un peu protégés, préservés, naturel s?

Vincent : Ça se développe pour le tourisme mais après tout est basé sur la nature. Les gens qui viennent ici, c’est pour visiter la nature du Costa Rica.  25% du pays est protégé en parc naturel.

Adriana: C’est bien, cela permet de préserver des paysages

Vincent : Oui, au moins ces parties là sont totalement préservées et il n’y a aucune construction possible.

Adriana: Quand on pense au tourisme américain, moi je suis allé au Bahamas par exemple, c’est vraiment bétonné, il y a des hôtels et des casinos partout. C’est bien s’ils ont su préserver la nature au Costa Rica. Par rapport au niveau de vie, comment sont les salaires, le pouvoir d’achat ?

Vincent : Le niveau de vie est moins élevé qu’en France mais cela dépend de comment on vie. Si on garde nos habitudes européennes c’est sûr que la vie va être très chère.

Adriana: C’est-à-dire ?  

Vincent : Si on veut continuer à manger des produits européens:  par exemple, il y a des gens qui vont acheter des shampoings L’Oréal car ils connaissent cette marque.   Ce n’est pas produit sur place donc ça va forcément être très cher. Le fromage et les produits laitier sont chers également. Ici, les costariciens ont tendance à beaucoup consommer de riz (matin, midi et soir pratiquement) et haricot rouge. C’est un plat typique au Costa Rica qu’on appelle  le casado, le “plat du marié” car il est bien copieux. C’est riz, haricot rouge, salade et souvent à coté, on choisit soit un poisson, une viande rouge ou un poulet. 

Adriana: Tu penses qu’il y a quoi comme type de boulot au Costa Rica? Tu disais que le tourisme était très développé, donc il y a du boulot dans tout ce qui est lié au tourisme, l’hôtellerie, la restauration, visite, location voiture, agence de voyage ?

Vincent : Exactement, tout ce qui est touristique. D’ailleurs, il y a beaucoup de guides mais par contre, il faut être officiel pour exercer dans les parcs: il faut faire un examen initial pour être guide officiel. Il y a également beaucoup de centres d’appels, des “Call centers” avec les Etats Unis et le Canada pour des produits comme des forfaits de télévision, internet. Il y a beaucoup de grosses entreprises informatiques comme HP, Amazone qui ont des bureaux au Costa Rica, surtout dans la capitale qui est situé au centre du pays.

Adriana: Ils recrutent également au niveau de l’agriculture? Ils produisent tout ce dont ils ont besoin ?

Vincent : Derrière le tourisme, c’est l’agriculture qui recrute le plus. Ils produisent beaucoup de bananes, ananas et café. Ce sont les trois grands produits qui sont exportés.

Adriana: Il y a des usines de produits transformés aussi, des marques costariciennes ?

Vincent : Oui, il y a des usines comme des usines de lait par exemple. Au Costa Rica, ils ont une très bonne éducation, c’est très important. Ils ont été précurseurs dans certains domaines comme la suppression de l’armée il y a presque 70 ans. Le budget de l’armée a été réinvesti dans l’éducation et dans la santé. Ce sont deux domaines qui sont très très bien au Costa Rica.

Adriana: Il doit y avoir des universités alors ?

Vincent : Il y a de très bonnes universités qui forment les gens dans les nouvelles technologies, puces électroniques. Avec tout ça, ils ont une très bonne formation.
 
Adriana: C’est la fin de la première partie de l’interview de Vincent. Je vais publier la 2ème partie dans quelques jours.
Si ça vous a plu ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser des commentaires juste en dessous!
 
à très vite pour la 2ème partie !!
 
 

Guide pour réussir son installation au Costa Rica

4 reflexions sur “Comment Vincent est parti vivre au Costa Rica 1ere partie

  1. Pingback: Comment Vincent est parti vivre au Costa Rica 2eme partie

  2. Emmanuel

    Salut Adriana,
    Excellente idée pour l’interview de Vincent et tous ses bons conseils.
    Son guide est génial.
    Pour être allé au Costa Rica il y a quelques années c’est vraiment un très beau pays.
    J’ai pu y voir ma première tortue Luth.
    D’ailleurs il y avait un expat Français au nord de Tamarindo qui tenait le musée de la tortue !
    Emmanuel

  3. Clément

    Très sympa l’interview !

    Je remarque que c’est bien souvent la peur qui freine les gens (et les français notamment) à voyager plus.

    Cependant le monde s’ouvre de plus en plus et tout est fait pour voyager plus souvent / ou plus loin années après année… Les vols moins chers, les sources d’informations, l’apprentissage des langues online, etc.

    Après quelques expériences, le voyage devient vite une passion pour beaucoup ! 😉

    1. Adriana Auteur de l'article

      Merci Clément 🙂
      En effet, les voyages se sont vraiment “démocratisés” et sont devenus accessibles à quasiment tout le monde. Et une fois qu’on goûte aux voyages et à l’expatriation, on ne peut plus s’en passer! Le plus difficile, c’est d’oser franchir le pas. J’en ai parlé dans certains articles/vidéos et j’en ferai d’autres sur ce sujet.

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