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Comment Sarah est partie travailler à New York en couple 2ème partie

Adriana: Bonjour,
Dans cette vidéo, nous allons voir comment Sarah est partie vivre et travailler à New York en couple.
 J’ai publié la première partie de l’interview de Sarah il y a quelques jours qui nous a expliqué comment son copain et elle ont trouvé un emploi à New York en 3 mois. Voici la 2ème partie de l’interview.
 

Adriana: Comment s’est passé ton installation à New York au niveau administratif, du logement?
 
Sarah: J’aime beaucoup partir à l’étranger car il y a du challenge. La société m’avait payé une semaine à l’hôtel donc j’avais une semaine pour trouver un logement. Qui dit recherche de logement, dit ouverture d’un compte bancaire, donc aussi avoir un numéro de téléphone américain. Pour trouver un logement, c’est très difficile quand on n’a pas de SSN (Social Security Number) un numéro de sécurité social. Et ce numéro là, je ne pouvais l’avoir qu’au bout de 10 jours. Je n’avais pas non plus de “credit score” et les propriétaires se basent beaucoup là dessus. Donc la première semaine, vu que je travaillais en plus, j’avais que le soir pour toutes les démarches. Mon premier rendez-vous pour un appartement ne s’est pas très bien passé. Le propriétaire m’ a dit qu’on ne ferait pas affaire ensemble car on n’était pas sur la même longueur d’onde. Voilà, des problèmes culturels. C’était assez difficile. C’était la première fois que j’allais à Manhattan. J’étais contente mais c’était pour des papiers. J’ai galéré au début pour le chèque de caution car pour mon compte bancaire, mon banquier m’avait demandé d’attendre 48h pour y mettre de l’argent donc j’avais pas les fonds … 2 jours après, j’ai trouvé un autre appartement, un logement temporaire en colocation pour 2 mois et ça m’a permis pendant ces 2 mois de regarder les logements pour m’installer de façon permanente. 
 
Adriana: En termes de budget, j’imagine que les logements sont assez chers. C’était le cas quand je vivais à Boston alors j’imagine qu’à New York, c’est pire.
 
Sarah: Oui, en effet. C’est assez cher New-York mais ce n’est pas la ville la plus chère des Etats-Unis. 
 
Adriana: A Boston, j’ai vécu au début en colocation et après j’avais pris un studio seule en plein centre de Boston, et j’avais été surprise des prix au début. Le salaire, certes est plus élevé mais il faut tenir compte du prix des logements. 
 
Sarah: En effet, là, juste pour notre 2 pièces, on paye 2600$ par mois donc c’est assez conséquent comme budget. Après, en termes de niveau de vie, finalement même si le logement est très cher on s’en sort mieux ici que lorsqu’on vivait en France,  à Toulouse. 
 
Adriana: Est-ce que ça a été facile pour toi de t’intégrer aux Etats-Unis ?
 
Sarah: Pour l’intégration, il y a toujours un temps d’adaptation. J’ai eu une petite stratégie quand je suis pour la première fois dans une ville à l’étranger. J’aime bien commencer par une colocation pour avoir un contact directement avec des américains, même si je n’ai pas gardé trop de contact finalement avec ma colocataire. Elle m’a fait découvrir des gens et des choses que je ne connaissais pas. Par exemple, pour se faire des amis elle m’a fait connaître le site www.meetup.com qui est un peu équivalent à www.onvasortir.com  en France, sauf que je trouve que meetup.com est beaucoup plus poussé car on peut aussi l’utiliser pour du business. On peut se rejoindre par exemple à plusieurs sur des thématiques “business”. C’est très pratique. 
Je l’ai créé comme ça mon réseau d’amis en rencontrant des gens, en allant boire un verre avec eux via les meetups. A New York, il y a un avantage et un inconvénient: comme c’est une ville qui bouge beaucoup, il y a beaucoup de gens qui arrivent à New-York donc beaucoup de personnes sont en recherche d’amis; ça peut être des américains qui viennent d’autres régions des Etats-Unis, des Canadiens, des Européens, des indiens… il y a vraiment de tout. Mais certains repartent au bout de quelques mois .
 
Adriana: J’ai vécu un peu la même chose quand j’habitais à Boston qui est une ville très cosmopolite du fait des grandes écoles comme Harvard ou le MIT, il y a des gens du monde entier. J’étais impressionnée par cette diversité. Je n’ai jamais autant parlé espagnol  qu’aux Etats-Unis car il y a beaucoup de gens d’Amérique latine 🙂 Je me suis faite pleins d’amis du monde entier car ces grandes écoles très prestigieuses et les grandes entreprises attirent du monde. J’ai été assez surprise finalement de rencontrer plus d’étrangers que d’américains. New York doit être un peu pareil, non? 
 
Sarah: Tout à fait, c’est pleins de cultures, c’est hallucinant. Je n’avais jamais vu ça non plus. C’est pour ça que j’adore cette ville. Ce mélange de cultures est vraiment très intéressant .
 
Adriana: Qu’est-ce qui t’a le plus surpris à New York? 
 
Sarah: A New York, il y a toujours quelque chose qui se passe. Après, j’aimais bien Toulouse aussi. Mais à New York, on est toujours surpris, on se balade dans les rues et on se rend compte qu’il y a un festival ou un concert en plein air. Il y a pas mal de petits concerts gratuits. L’été, on a l’impression que c’est la fête de la musique tous les jours. C’est ce qui m’a surpris en bien. 
Après, il y a le choc culturel. Par exemple, la manière avec laquelle on m’abordait au début, de manière très chaleureuse tout de suite, comme si on était potes. C’est comme ça, c’est leur culture qui est basée sur le contact, très amical. Au début ça m’a surpris mais j’aime beaucoup.
Après, j’ai aussi pas mal choqué les américains et j’ai du leur expliquer nos habitudes en France pour qu’ils comprennent.
 
Adriana: D’ailleurs, est-ce que les français sont bien vus aux Etats-Unis?
 
Plutôt oui mais les New Yorkais acceptent bien un peu tout le monde. Dans l’ensemble, en tant que français, on est plutôt bien accueilli, en tant que touriste surtout. Pour des australiens par exemple, c’est beaucoup plus facile d’obtenir un visa de travail que pour un français ou un européen en général.Il nous aime bien mais au niveau formalités, il y a mieux. 
 
Adriana: Tu avais un très bon niveau d’anglais avant de partir? C’était un atout? 
 
Sarah: Globalement oui, je me débrouillais mais j’ai le même problème que tout le monde avec les langues : quand je ne le pratique pas, je la perds. Par exemple, pendant mes études j’ai voyagé donc je parlais couramment allemand et ce n’est plus le cas.  Je parlais aussi anglais couramment et ce n’était plus le cas avant que je parte aux Etats-Unis mais il suffit de s’y remettre: regarder des séries en anglais, lire en anglais… J’utilisais l’anglais dans mon travail mais c’est différent l’anglais business que celui pour la vie de tous les jours. J’avais un niveau courant avant de partir.
 
Adriana: J’imagine qu’on a testé ton niveau d’anglais pendant les entretiens notamment en basculant l’entretien en anglais?
 
Sarah: En fait, j’avais bien préparé mes entretiens comme si j’allais les passer en français et en anglais. Donc ça a été une double préparation pour avoir tout le vocabulaire, revoir la conjugaison.
 
Adriana: Alors combien de temps souhaitez-vous rester aux Etats-Unis? Vous avez un contrat d’une certaine durée?
 
Sarah: On est sous contrat américain. Aux Etats-unis, il n’y a pas de CDD ou de CDI. Tant que ça va, on est dans la société. Le visa de travail est valable 5 ans mais il peut être renouvelable une  ou deux fois et après on peut s’arranger avec la société pour avoir la green card.
A la base, nous souhaitions partir pour un an.. ça fait déjà un an là… finalement quand nous avons passé les entretiens et les démarches de visa, on a décidé de rester un an voire deux ans. Finalement, je me dis que je n’ai vraiment pas envie de repartir l’année prochaine donc je ne sais pas combien de temps finalement on va rester, en tout cas ce sera beaucoup plus longtemps que ce qui était prévu. Je me sens bien ici. Avec Maxime, on se dit que si on part, ce ne serait pas pour rentrer en France tout de suite mais partir vivre dans une autre ville américaine comme San Francisco… on verra. On n’est pas encore fixé. On va peut être y rester 5 ans, peut être moins. Par contre, cela dépendra aussi si ça se passe bien avec nos sociétés car notre visa dépend de nos entreprises respectives donc si ça se passe mal avec ma société, je vais devoir rentrer en France. Mais si tout se passe bien, on restera quelques temps encore.
 
Adriana: Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite s’installer aux Etats-Unis, à New York en particulier? ceux qui souhaitent partir en couple?
 
Sarah: Mon meilleur conseil est de foncer, de vraiment y aller. Pour nous, la recherche a été intense mais on était tellement contents quand on a reçu nos propositions d’embauche… ça n’a pas de prix. C’est une expérience incroyable. Je conseillerais de consulter, chercher comment faire, se renseigner sur les visas, les secteurs d’activité qui recrutent. Ne pas avoir de barrière.
 
Adriana: je te remercie Sarah pour toutes ces informations.
J’espère que le témoignage de Sarah vous a plu et surtout que ça vous a boosté pour décrocher vous aussi votre job de rêve aux Etats-Unis ou ailleurs. 
 
N’hésitez pas à m’indiquer ce que vous en avez pensé dans les commentaires ci-dessous ainsi que toutes les questions que vous vous posez.

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